Neole, créatrice de WALF et alors !

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Salut, qui es tu ?
Bonjour, je suis Neole.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis la fondatrice de WeAreLesFilles.com, j’administre le site, le gère, écris, réalise des interviews, fais des vidéos… Entre autre. Ça ne nous nourrit pas pour le moment mais on s’amuse bien ici. Je vous invite d’ailleurs à aller faire un tour sur la chaine YouTube histoire de vous détendre.

Tu vas où quand tu sors ?
Je sors pour aller bosser, rencontrer des gens, explorer un coin de nature que je ne connais pas, boire un verre avec des ami(e)s, enfin plutôt un café en ce moment. Sans compter tous les trucs de ouf que je fais en plus mais la liste va être trop longue.

Si tu étais … tu serais ?

– une couleur : Je devrais dire Arc-en-ciel mais en réalité ce serait sûrement plus que ça. Vert pour la nature, bleu pour l’horizon, blanc pour la paix, jaune la joie, c’est trop cliché. 1 couleur, 1 seule, alors orange. On peut obtenir l’orange en mixant pas mal de choses en fait. Ou alors vert caca d’oie, ma grand-mère disait ça, ça faisait beaucoup rire les gosses que nous étions.

– un mot : « Brilliant ». Ça se dit beaucoup dans certains pays anglophones et ils le prononcent de façon délicieuse. Les « l » roulent sur la langue, pour moi c’est un mot qui allie positivisme et sensualité.

– un défaut : Plein, trop, mais pas encore assez. Pas assez sûre de moi, impatiente, c’est un bon début.

– une musique : Téléphone « J’irai à New York avec toi » fondamentalement.
Texas, toutes.
Madona, les jours impairs.
Et le tube du moment quand je sors… boire un café donc.

– un livre :
« La Vie Eternelle Roman » de Jacques Attali. Certains croyants casse-pieds devraient le lire, peut-être y verraient-ils quelque chose. Ou peut-être pas. Peut-être faut-il être athée pour ça.
« Les Amies d’Héloïse » une référence littéraire lesbienne. Ma première vraie copine, par vraie j’entends avec qui je me suis installée un moment, m’a fait découvrir Hélène de Montferrand et plein d’autres choses. Elle en connaissait un rayon sur la culture lesbienne.

– un alcool : Une bière. La bière et les lesbiennes ont toujours fait bon ménage, n’est-ce pas ? Peut-être une Guinness. Tout le monde n’aime pas, c’est mon côté transgressif.

Quel est ton rêve d’enfant ?
Etre un cowboy ou un aventurier. Il n’y avait pas d’aventurière référente pour les filles quand j’étais gosse, Dora n’existait pas et Wonder Woman avec son justaucorps et sa culotte de grand-mère ne m’a jamais fait tripper. J’aimerais bien connaître le tordu qui l’a habillée comme ça. Y en a qui ont quand même des fantasmes super chelous non ? Quand aux princesses. Euh mise à part attendre leur prince charmant, que font-elles au juste ? Rien. Je voulais donc être un aventurier. Et plus tard, j’ai rêvé de rencontrer ma princesse charmante version aventurière!

Tu te vois où dans 10 ans ?
Bonne question et je ne suis pas certaine de vouloir y répondre. J’aime les surprises et je suis plutôt optimiste de caractère. Donc je m’imagine dans une situation agréable. Après dans le détail, peu importe.

Quelle est ton idée du bonheur ?
Se satisfaire de ce qu’on a. Ne pas toujours vouloir la même chose que le voisin. La même voiture, la même montre, les mêmes pompes… Pas facile dans notre société où l’on nous pousse à être plutôt identiques les uns aux autres en consommant de préférence en grande quantité. Ce à quoi je rajoute un coucher de soleil, regarder les étoiles, être tout en haut de la montagne, nager au milieu de poissons multicolores, en prendre plein les mirettes. Rire avec un môme, le voir grandir, un arc en ciel, une fleur qui s’épanouit… J’arrête ?

En qui/quoi crois-tu ?
En les personnes que j’aime, et aux gens au sens large assez naïvement. J’ai toujours l’impression que les gens ont forcément du bon sens.

Quelle est ta plus grande peur ?
Le vide sans sécurité. Tu vois le genre de meuf qui a peur de sauter du plongeoir de 3 m, c’est moi. 2 secondes avant, je te dirais pas de problème, j’y vais ! Et là, les pieds sur le rebord, je bloque et je peux rester là, à essayer de me motiver pendant de très longues minutes. Par contre, bien attachée à une corde, je peux te descendre une paroi de montagne abrupte en rappel les doigts dans le nez. Une sorte d’incohérance incohérante, la vie en quelque sorte.

Quel est ton meilleur souvenir ?
Il y en a beaucoup « de meilleurs souvenirs ». Des sensations principalement. Sensations de bonheur en me retrouvant dans un paysage grandiose, être avec ceux que j’aime. Sensations extrêmes en surf, la descente d’une paroi en rappel (ah oui, je sais que je me répète mais ça m’a marqué ce truc. Au moment où la corde à vrillée et que je me suis retrouvée face au vide, suspendue à des dizaines de mètres du sol…)

En quoi te réincarnerais tu si tu le pouvais ?
En oiseau. Ce doit être génial d’avoir des ailes et de voler. Un aigle, un faucon, un oiseau qui n’a pas trop de prédateurs. Je ne suis pas fan des jeux comme le chat et la souris. Ça m’ennuie, me fait peur et fait perdre trop de temps. La première nana qui m’a embrassée était comme ça. Genre chat. Je te veux, je te veux plus, je te veux… Je vais te dire que j’ai couru. Mais je n’ai jamais trouvé ça agréable. Excitant au début, je ne dis pas, mais lorsque l’excitation ne va nulle part… Bof.

Quelle est la qualité que tu aimes chez une femme ?
Je n’en sais rien. Je suis quelqu’un de très sensitif, il faut juste que le courant passe. Après c’est une question de longueur d’ondes. J’ai étudié la physique, j’ai quelques restes. Ceci dit si tu permets, je fais un aparté pour ajouter que pour moi, les femmes, n’ont pas plus de qualités que les hommes. On dit souvent les femmes sont plus sensuelles, plus attentionnées ou plus je ne sais quoi mais je trouve ça bête. Par contre que l’on s’efforce à éduquer les femmes dans ce sens et les hommes dans l’autre, c’est une réalité. Mais à la base, je ne pense pas. Les enfants avec qui je travaille en ce moment me le confirment tous les jours. Aïe, la LMPT va me taper sur les doigts…

Si tu pouvais avoir un pouvoir, lequel choisirais-tu ?
Celui de ralentir le temps. J’aimerais retrouver la notion du temps de l’enfance, quand on a l’impression que les journées durent une éternité et que l’on peut jouer des heures. Le monde adulte est bien trop sérieux. À peine tu finis de bosser que déjà il faut préparer à manger.

As-tu une héroïne dans la vie réelle ?
Pas vraiment. Mais j’ai été amoureuse de Julia Roberts à l’époque de Pretty woman, Geena Davies pour Thelma et Louise, Sharleen Spiteri comme un million d’autres filles, Madonna pour son culot et beaucoup d’autres que j’oublie.

Comment te qualifies-tu, sexuellement parlant ? (lesbienne, bie, trans, queer…)
Lesbienne. Après plusieurs aventures très sympathiques avec des garçons, une fille m’a embrassée (le chat dont je parlais plus haut), et ce fut une révélation. Après un moment de déni « je veux être comme tout le monde », j’ai vécu ma vie. Mes parents, qui étaient formidables, m’ont dit un truc du genre « le principal c’est que tu sois heureuse ».
Pour faire bien il faudrait plus développer mais je le ferai sûrement dans une autre chronique. À suivre…

En quoi cela a-t-il influencé ta vie, tes choix ?
Ça a influencé la plupart de mes choix et ça influence une grande partie de ma vie, peut-être même toute, difficile de faire la part des choses. Pour commencer, mes lieux de vie. J’ai privilégié les endroits où je pouvais vivre en tant que lesbienne. Sortir, rencontrer des filles. Ça a bien sûr influencé ma façon de voir les choses. Quand on fait partie d’une minorité, on doit répondre à des questions que ne se posent pas la plupart des gens. Et maintenant que j’ai un enfant, je n’arrête pas de faire mon coming out, c’est quand même particulier ça, dans la vie. « Bonjour je suis lesbienne », « bonjour je suis maman et lesbienne » « Bonjour, oui, cet enfant a deux mamans » comme ça tout au long de la semaine. Tu n’as pas le choix, le mensonge par omission n’est plus une possibilité. C’est beaucoup plus reposant d’être hétéro, je pense qu’ils ne s’en rendent pas compte.

As-tu une devise ?
« Qui ne tente rien » à quoi tu rajoutes un peu de « Soyez réalistes, demandez l’impossible ! »
J’avais un poster avec ce slogan de 68 photocopié noir et blanc punaisé sur mon mur quand j’étais ados. C’était mon prof de guitare qui me l’avait donné. J’adorais ce vieux bout de papier. Mon côté John Lenon « Imagine all the people… »


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