Syliam, journaliste, lesbienne ou bi ou lesbienne et alors !

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Syliam, WALF team, lesbienne et alors

Salut, qui es tu ?

Je suis Silyam, la créatrice de la chronique « Lesbienne et Alors », ce n’est pas mon vrai prénom mais si vous cherchez bien, vous pourrez trouver comment je m’appelle vraiment … J’ai tout juste 20 ans,

je suis la benjamine de l’équipe de We Are Les Filles, je suis humaniste, féministe, et philanthrope, entre autres.

Que fais-tu dans la vie ?

Je suis étudiante en Journalisme à Lyon, et après avoir passé deux années à Montpellier, une partie de ma vie à Marseille, et à la Réunion, je monte de plus en plus vers le Nord avant de peut être un jour me retrouver à Paris, mais entre nous ça me fait peur !

Tu vas où quand tu sors ?

Ça dépend.

Pour une petite soirée tranquille avec ma chérie, on va au restaurant et/ou au cinéma ; pour nous défouler on va en grosse soirée techno jusqu’au petit matin;

pour passer un aprèm tranquille j’aime aller me balader dans un parc pour lire un livre, ou en ville avec mon i-pod dans les oreilles pour me faire des films et regarder la vie se dérouler devant mes yeux.

Si tu étais … tu serais ?

 – une couleur : Le rouge à regarder, pour sa puissance et sa connotation. Le marron à porter, parce que ça va bien avec mes cheveux.

 – un mot : Awkward : ça veut dire « gênant » en français, j’adore la façon dont les américains le prononcent, et puis c’est un peu l’histoire de ma vie, j’ai toujours peur de déranger, alors je m’excuse tout le temps, ce qui me gène, ce qui gène les autres, et ce qui fait que j’ai l’impression de déranger… bref un éternel recommencement.

 – un défaut : La contradiction. Je n’ai à la fois aucune confiance en moi, et confiance en mon avenir. Je suis à la fois rêveuse et appliquée; idéaliste et réaliste.

 – une musique : Je suis passionnée de musique, j’aime découvrir de nouveaux talents et depuis quelques mois, j’ai un gros coup de cœur pour DARKSIDE (c’est un duo : le DJ Nicolas Jaar, et l’excellentissime musicien Dave Harrington). Tous les deux, ils créent une musique planante à souhait, en apesanteur, légère et sautillante, aux multiples influences. Ce serait du « blues de l’espace » selon les Inrocks. On dirait une musique du futur, expérimentale et psychédélique dans une langue bizarroïde explosive. C’est un projet intense, profond, sombre, brûlant de rage calme. (Ils sont d’ailleurs passés sur Arte, pour la petite histoire.) Enfin bref, j’adore ! Le lien, c’est une Boiler Room de 40 minutes à peu près, qui se passe sur les toits de New York … Je vous laisse apprécier…

 – un livre : Je dirai 1984 de George Orwell, parce que j’adore cette ambiance futuriste (décidément…), et je trouve ça drôle la façon dont Orwell imaginait le monde plus de 30 ans après qu’il l’ait écrit. C’est le premier (et l’un des seuls) livre que j’ai lu en anglais intégralement pendant une road trip aux Etats-Unis avec mes parents il y a quelques années, j’en garde un excellent souvenir.

 – un alcool : S’il fallait faire un choix, je dirai le muscat de Frontignan (c’est une petite ville près de Montpellier, ma région natale).

Quel est ton rêve d’enfant ?

Un rêve d’enfant ? Hum franchement j’y réfléchis depuis quelques temps, mais je ne me rappelle jamais de mes rêves. Je pense que je voulais simplement être heureuse, voyager dans tous les pays du monde, être grand-reporter pour « montrer au monde occidental qu’il n’est pas le centre du monde et qu’il existe une pluralité de cultures, religions, et de civilisations autour de lui »… je dois être encore un enfant puisque c’est toujours mon rêve.

 Tu te vois où dans 10 ans ?

Dans 10 ans, je ne sais pas où je serai, et c’est justement ça qui me stimule.

Je sais que tous les choix que je fais ne sont pas insensés, et que toutes les décisions que je prends ne sont jamais anodines, je pense que nos actions ont toujours une répercussion sur notre futur parce que pour moi, notre passé dessert notre avenir. Je ne crois pas au hasard et je pense que tout à un sens. Donc dans 10 ans, je serai là où je devais être.

Quelle est ton idée du bonheur ?

Mon idée du bonheur, c’est une idée contradictoire (eeeeet oui, je vous l’ai dit c’est mon gros défaut, je sais pas trop ce que je veux). D’un côté mon bonheur serait d’être avec la personne que j’aime dans une grande maison au bord de la plage, dans une ville comme San Francisco, je nous vois construire quelque chose de beau à deux, je nous vois avoir des enfants et partir en voyage pendant les vacances. Et d’un autre côté, mon idée du bonheur serait d’être indépendante de tout, partir avec un sac à dos découvrir le monde, sans attaches et sans comptes à rendre, avec pour seul but de me dévouer à ma passion : l’être humain.

En qui/quoi crois-tu ?

Je crois en l’avenir, même si je ne crois pas forcément à ce que je ferai de mon avenir. Je crois en une force supérieure qui nous gouverne. Je pense que si le spermatozoïde de mon papa et l’ovule de ma maman ont créé ce que je suis, ce n’est pas pour rien. Et c’est la même chose pour tout le monde, on est tous là pour une raison : pour se réaliser et être ce que l’on est.

Quelle est ta plus grande peur ?

Ma plus grande peur, c’est de passer à côté de quelque chose, ma plus grande peur c’est de regretter de ne pas avoir fait telle ou telle chose.

On a qu’une vie, j’aimeraiS tenter tout ce qu’il est possible de faire en tant qu’humain pour ne pas avoir de remords.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Mon meilleur souvenir c’était il y a pas si longtemps que ça (c’était d’ailleurs au moment où a été prise la photo que j’ai mis ici pour mon portrait). Pendant 2 semaines en août 2013, j’ai fait un stage de catamaran pour apprendre à naviguer en mer. Nous étions 10 jeunes et nous passions la journée à naviguer, à faire de la plongée sous marine, à se faire des apéros au Pastis le soir à la tombée du jour… Et un jour, il y a eu extrêmement de vent et de vagues, on était au milieu de la mer on ne voyait plus les côtes, tout le monde était rentré dans les cabines, et moi je me suis mise à l’avant, et j’ai passé une ou deux heures à regarder le soleil se coucher devant moi, en écoutant mon IPod. C’était un moment de bonheur ultime, je me sentais libre, je ne voyais que la mer s’agiter devant moi et je ne sentais que le vent caresser ma peau, j’appréciais ce moment éphémère de cohésion avec la nature.

En quoi te réincarnerais tu si tu le pouvais ?

Sincèrement je ne sais pas, je ne crois pas en la réincarnation. Après ma mort … je serai morte, c’est tout !

Quelle est la qualité que tu aimes chez une femme ?

J’aime la force chez une femme, le fait qu’elle en impose et qu’elle ne se laisse pas abattre. J’aime les femmes qui ont du caractère et qui n’ont pas peur de dire ce qu’elles pensent, et de faire ce qu’elles veulent.

Si tu pouvais avoir un pouvoir, lequel choisirais-tu ?

J’aimerai avoir une intelligence hors du commun, parce que pour moi je pense que c’est la plus belle des qualités. J’envie et j’admire les personnes qui font le bon choix au bon moment. En étant ultra intelligent, je pense qu’on peut tout réussir.

As-tu une héroïne dans la vie réelle ?

Une héroïne ? Je dirai Najat Vallaud-Belkacem, parce que j’aime bien ses idées, son état d’esprit, et son positionnement dans la politique française.

Comment te qualifies-tu, sexuellement parlant ? (lesbienne, bie, trans, queer…)

Je ne sais pas…

Je pense que je suis lesbienne, mais peut être que je suis bisexuelle… quoi que je pense plutôt être lesbienne… ou peut être bisexuelle…

hum hum voilà où j’en suis. Je dois sûrement être omnisexuelle…

En quoi cela a-t-il influencé ta vie, tes choix ?

Découvrir cette facette de moi – c’est à dire le fait que je puisse aimer les filles – m’a permis de percevoir l’humanité d’un point de vue beaucoup plus large, ça m’a également permis d’être encore plus ouverte d’esprit et tolérante que je ne l’étais déjà, et de voir le monde des possibilités s’amplifier…

As-tu une devise ?

Age Quod Agis, c’est du latin, ça signifie : fais ce que tu fais, et du mieux que tu peux. En gros, pour moi ça veut dire que je dois prendre toutes les opportunités qui se présentent à moi, et mener à bien tout ce que j’entreprends.

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